18 février 2011

Parole de cigale

Bonjour à tous.
Je profite de ce magnifique moyen de communication qu'est internet afin de partager quelques réflexions avec vous.
Il y a encore peu de temps, je me  disais: mais il faut que j'édite un livre, ou que je vende un tableau pour en parler!
Il faut que je sois reconnu(e) , que ma notoriété resplendisse autour de moi, etc...
Nous avons voulu une démocratisation de l'art, et bien, la voilà. Par contre, elle nous laisse seul face au vide de la liberté. Nous chantons, du haut de notre montagne grimpée si difficilement par nous, et plus personne ne nous entend! Horreur, vide, désenchantement. Autour de moi, je remarque que sur chaque montagne alentour, quelqu'un comme moi clame la même chose. Et oui, modestie quand tu nous tiens, il va falloir partager le gâteau du succès.
Qu'est-ce que le succès d'ailleurs: N'est-ce pas celui d'écrire, de produire, de réaliser, de créer tout simplement, loin des contingences matérielles?
Je suis artiste et tout mon temps, tout mon être consiste à le mettre en pratique.Et immédiatement, l'aspect matériel me saute d'emblée aux yeux! Il faut bien manger, se chauffer, élever ses enfants. C'est aussi ce qui rend vivant, contradictoire, difficile, rebelle, etc.

Il aura bien fallu pour cela séduire son public, convaincre son environnement, tenir, durer, prouver, démontrer, raisonner, avancer.

Et aujourd'hui que j'ai mis tous ces moyens en œuvre, je me rends compte que la valeur financière des choses ne correspond pas à la valeur réelle de ce que l'on réalise dans une vie. Dois-je cesser de créer parce que le monde des acheteurs est hélas, en ce moment très glauque,  qu'il y a une crise ou plutôt une folie furieuse autour du marché du luxe et des artistes, ou parce je ne vends pas, assez?

Dois-je cesser de chercher parce que le marché est saturé? Dois-je cesser de rêver parce qu'il n'y a plus rien à rêver? Dois-je cesser de faire ce que je sais le mieux faire parce l'on s'intéresse trop peu à moi. Comme si un pinson devait s'arrêter de chanter parce qu'on ne l'écoute pas. Il suffit d'une seule oreille attentive pour que tout se justifie d'un coup.

Honnêtement, quand je vends une toile, je suis tellement heureuse de savoir qui est la personne qui l'a achetée que je ne  peux que  mesurer le geste qu'elle fait vers moi .

Quel honneur que de vendre une seule toile sur le critère de l'aimer réellement. Quel honneur pour un artiste que d'être applaudi de son public.Pas pour ce qu'il représente de valeur marchande mais parce qu'on l'aime.

C'est pourquoi je profite de ce message afin de faire la distinction entre  l'esprit de vente et l'esprit de l'amour de l'art. Ce sont deux démarches complémentaires certes mais absolument indépendantes l'une de l'autre

Notre civilisation est saturée d'objets, de matériels en tout genre, les livres les plus merveilleux sont mis en vitrine une semaine puis repartent vers les bas fonds des placards. Tout est consommable consommation acheté jeté, sans recyclage.
L' exercice de la pratique de l'art interpelle sans cesse dans ce domaine. La danse contemporaine, les films, les pièces de théatres, les spectacles en tous genres. Avec partout la même constance. Celui d'une  représentation irréprochable, d'une qualité de restitution digne des plus grands..
Qu'est-ce que l'art aujourd'hui?
Quelle est sa place dans la société?
Il est notable de voir combien de jeunes gens se dirigent vers les arts, vers la musique, vers les extérieurs de cette société. Cela correspond bien à quelque chose qui interroge: Qu'est-ce que l'art aujourd'hui. Quelle place prend il dans nos vies? A quel besoin correspond-t-il? Car peutêtre ne le savez vous pas, mais, pour celui qui veut réellement s'élever dans la spère des cigales, il faut vraiment donner beaucoup, beaucoup de travail, de temps et se remettre aussi autant de fois que necessaire en question. Comme tous les autres professionnels !La différence en est sans doute le chemin solitaire,ingrat et semé d'embûches.

Donc, nos jeunes que cherchent-ils exactement?

Fuite, décadence, décalage, désarroi, pire: utopie?
Tu sais bien mon fils, ce n'est pas un métier!

Mais alors que faire, que dire de tous ces prédécesseurs? Ces Albert Camus, ces Boris Vian, ces peintres de la décadence qui ont osé s'affranchir de l'ensemble pour ouvrir, seul, une autre voie possible, la leur. Et au delà, ces Amstrong, ces  marcheurs de rêves?
Combien aujourd'hui de professions directes et indirectes vivent sur un de ces hommes ou une de ces femmes?Avez vous compté le nombre de revues d'arts, d'émissions télévisées sur ces thèmes de l'impossible?

Que ce soit  de par le monde de la presse, du visuel, du virtuel, ou celui des musées, de l'enseignement, du tourisme.
L'art est inutile ou offre-t-il plutôt une perche vers l'invisible que représente demain? N'est -il pas un risque necessaire à se comprendre demain?

Mais que feras -tu ma fille, demain, ton diplôme en poche?

Qu'a fait  Léonard de Vinci qui risquait d'être excommunié s'il était pris en flagrant délie de dissection humaine afin de connaître tous les secrets du corps humain
Qu'ont fait les ingénieurs, les médecins, les chercheurs d'avant hier?

Pas ceux d'hier, les portes étaient ouvertes déjà et des bureaux les attendaient. Nous raisonnons aujourd'hui avec moins d'un demi siècle de garanties et de sécurisation à l'extrème. Et regardons le résultat.Nous sommes cloués à nos bureaux avec un bateau qui coule et qui dérive. Nous avons la possibilité de vivre  et de connaître une liberté respectueuse encore, en France en tout cas, cerclée  de certaines sécurités et nous voulons plus. Nous voulons la notoriété de nos pères, sans nous être battus pour cela considérant cela comme un simple dû..Que la vie serait fade sans combat noble.

Cette sécurité ne sera pas compatible avec le remaniement qu'il faudra faire obligatoirement
Avant tout, il nous faut reconquérir notre espace liberté, notre espace valeur véritable et simple de la vie.Il nous faut réapprendre le réel coût des choses. Il nous faudra partager les butins, dont ceux de la gloire et de la réussite. Il nous faut créer encore afin de chercher en nous la possibilité d'un monde meilleur plus souriant, plus partageur, plus simple, sans cette éternelle notion  de croissance et de consommation, de rapport à la  réussite  et au gain. Il nous faut inventer notre vie!

L'art et les artistes sont là pour inviter à cela.A passer de belles heures le soir à écouter les cigales, à oublier et à s'interroger sur nos différents, voir nos différences.

En montrant, en réalisant ,aux mépris de toutes les lois de l'équilibre, des sorties de la norme.Et c'est facile aujourd'hui d'être hors la norme, hors la canonisation.

C'est pourtant le début de la véritable création, celle qui met en danger, celle qui est vrai, qui  interroge, et peut-être même dérange.

Bien sûr, c'est dur. Le porte monnaie souffre, l'idée du lendemain, et (!) de la retraite taraude l'esprit,comme si c'était une punition d'être artiste. "Et bien chantez maintenant" disait la fourmi. Les fourmis ont tué les cigales. Et pourtant, les galeristes tiennent le coup, certains se battent réellement, les théâtres ne capitulent pas devant les flots de difficultés. Avant gardistes, critiques reviennent sur les planches, investissent les nouveaux paramètres de nos sociétés, interrogent différemment, quitte à mettre la tête un peu plus à la retourne, cherchant d'autres paradigmes possibles, d'autres possibilités.Et surtout cherchant à défendre  la vitalité, la viabilité  de l'art,  coûte que coûte comme d'autres l'ont fait précédemment.

Est-ce qu'on se pose la question devant une pièce de tel ou tel auteur si celui ci  a réussi ou non et ce que représente cette réussite? Sait-on que celle-ci a forcément empiété sur sa liberté et sur sa sécurité? Pas de véritable réussite sans un minimum de prises de risque.

N'est-il pas important de savoir que certains prennent le risque de s'aventurer sur les chemins de la liberté d'expression pour dire et parfois dénoncer nos travers afin que nous avancions tous!.
Encore une fois. Si l'art est le reflet de notre civilisation,  alors interrogeons nous maintenant. Que cherche t-on dans le fond?Vers quoi courons nous?

Interrogeons nous au lieu de nous précipiter vers l'encensement de la réussite

D'abord, qu'est-ce que l'art?

 Puis est-ce que l'art ne peut pas infléchir l'ordre suivant qui est de détruire de s' auto-détruire, voir de s' auto-mutiler et de s'en gausser.

Vous ne trouvez pas que cela suffise?Toutes ces horreurs dans le monde qui nous polluent le corps et l'esprit,dont on nous bassine sans cesse.
  Cela nuit à notre libre arbitre, nous courons sous l'émotion pure.

Nous avons le choix  de nos témoignages, alors réfléchissons-y à deux fois avant de faire n'importe quoi

 

Moi, j'y crois. Pour tous les jeunes. Pour la génération future à qui nous devons des comptes. Pour leur oxygène.


Cordialement.

Léonie

 

 

 

 

Posté par fabien docet à 14:45 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


26 mai 2008

Esquisse es Quiss

Il était une fois, encore! il était une fois, une belle une magnifique, une merveilleuse expérience de vie.

Il s'agit de la rencontre de quatre énergies créatrices. Quatre, que dis-je! Si elles n'étaient que quatre ! Énergie plastique, picturale, chorégraphique, musicale, et les autres...

Il était une fois, une rencontre de plusieurs êtres, dans l'univers concentré de la danse. Rien n'était défini, rien n'était dit. Seulement chacun avec sa part mise en action par la danse, uniquement par la danse. La vie entière s'est mise à danser.

Il a fallu des heures de travail, de rencontre, de tâtonnement, de choix. Merci aux jeunes danseurs de vos heures d'assiduité, parfois vos vacances complètes, pour atteindre ce rivage enchanteresque et si ephèmère qu'est le temps d'une danse.

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Voiçi les toiles choisies par eux.

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       Tournent les corps tourne le crayon, à la recherche de ce temps de danse et de chorégraphie. Tourne la pensée  tourne le crayon, pour avancer  au fil du temps. Tournent les danseurs, passent les musiques. Le temps est intérieur.Les heures sont à l'effort .L'effort à l'inscription.

La fatigue entre et pousse les vieux réflexes. Tournent les corps, se vide la pensée, la fatigue vient , et chasse la retenue. Enfin la brise se lève.

Les mots doucement se déposent: empreintes, trace, forme, dessin. Les notions,les appuis, les verbes, les matières, la lumière. Les couleurs, la projection, les lumières.

ESQUISSE ES QUISS

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L'écriture d'un dessin rapporté.

Tourne, tourne le crayon. Tournent tournent les heures dans le cadran des corps qui s'oublient.

A la rencontre de ces jeunes corps qui traversent l'espace et le temps, se posent et se transposent en des poses parfaites, en des moments coulés en d'autres temps, vers d'autres lieux. Ceux de la transformation. Ceux de la transfiguration.

Tourner, chercher le verbe et le sens,et créer sa phrase. Mots clés, mots dangereux, mots de l'oubli, de la reception, de la perception.

Souffle respiré, tourné, delacé avec le fil de la pensée. Ne pas s'arrêter surtout.

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Le crayon descend, profond. Souffle retenu au dessus de la feuille ,le temps se dénoue. Dans le chaudron de la pensée, tournent emmêlées les mots, les gestes, les pensées en un fil nouveau, transformé, transfiguré. L'heure est à l'excercice, au pas qui se cherche, à la posture qui s'improvise pour s'oser dans le vide.

Tourne, tourne, tourne.

"Porteuse de son  Nom" entre dans la danse

                                                            Num_riser0004                                                            

  SENSATIONS.    EMPREINTES.   

-  mousse  -   lumières  -  étrange  -  tons    - ambiance  -  matières  .

Bruits frôlés, la mousse empreinte du poids léger du corps qu'il traverse, qui n'ose en core se faire porteur.

L'Être  -L'unique.

L'ombre se dérobe, se vole en éclat du passé résolu par le zoom. Empreinte bleue, jaune, lunaire, extra Or et se repend de son temps de passage par un bruit de sucions.   

Frôlements de pas, feutrements du sol foulé et de l'air qui glisse entre les alvéoles des poumons gonflés. L'air se fond au sol et s'ancre en un arbre de vie.

                                          Num_riser0047               

"Porteuse de son nom" se dévêt  .

De son apparat, de son présent, de son passé, et son ombre au sol . Comme l'empreinte de ce qu'elle était

Vulnérabilité. Dévêtue de ses certitudes. Sa vulnérabilité s'inscrit dans l'ourlet de ses déchirures.

Fossé, remblais. Ton empreinte disparait de la terre dans un bruit  de sucions.

Te voilà immobile.

Le souffle revient sur le temps qui se passe. Un pas, un autre. Le grand souffle du temps agite les  feuillages dorés des ramages.

Terre, délivre moi de tes entrailles que je vole vers ces elfes de lumière et de vivacité. Regarde celle-là! Elle prend ses airs de chrysalide. Elle se défend, se défait, se dénoue, se déshabille de toi, de nous.

Chut, écoute le vent qui frôle, le vent qui glisse, le vent qui crisse.

Num_riser0034      

Regarde -  Regarde l'enfant née  -  Regarde l'enfant fragile à l'ébauche de ton ressenti.  -Regarde l'ebauche de son pas de danse  .                                                                                       

Où va -t-elle?

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La main cherche encore l'appui de l'air. Elle cherche à se poser sur l'étoffe de l'ombre qui saura la retenir.

Num_riser0009  Num_riser0008                 Num_riser0010

Elle s'essaie, elle  se  cherche , se retient;

Et puis, CHUUUUUUUUUU.....et puis... La voilà,  qui arrive à grand fracas!

LA VOILA  -  L' ÉNERGIE

qui l'agite  -  la propulse  -  la dessaisie , de toi - de moi.

Elle nous prend !

nous envole  -  nous défait  -  nous délie -  nous transporte.

Elle entre partout, par ici, et par là !      De toute part- de tout côté!

Elle te prend, elle t'agite elle te vêt.

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ELLE T'HABITE  -  ELLE EST TOI !      CHUUUUUUUt

CHUT. Regarde. Tu peux enfin ouvrir tes yeux. Chut, regarde, le monde bouge

CHuuuu ....chotement.

l'énergie tout doucement se pose, s'apaise, se calme et apaise l'être. Tout reprend place, dans le calme dans le repos d'un soir.

C'est la fin.

La main se penche et recueille.

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De ce jour, de cette agitation qui nous poussa les uns vers les autres. D'un équilibre à l'autre.

Le bras retenu, la jambe posée. Le pied en suspend - La taille entrelacée -Le corps couché  - La dernière courbe.

Chuut!

C'est la fin.

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Le rideau se baisse, l'ombre descend dans le glissement des choses qui se ferment. Bonne nuit. Bonne journée. Bonne fin. Le monde s'endort sur un pied, dans la chaude odeur de ses plumes duveteuses.

CHUT!

C'ÉTAIT  " ESQUISSE ES QUISS "

Posté par fabien docet à 10:13 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
25 mai 2008

les loups

Il était une fois , des loups.

Il était une fois, parce que parfois, il est impossible de dire autrement. Il était une fois un homme qui marchait quelque part dans le Grand Nord, dans le froid du Grand Nord Canadien. Il était une fois un homme parti à la recherche de son trésor personnel qu'on ne trouve habituellement qu'aux pieds des arcs en ciel.

Cet homme était certain de le trouver dans le  grand froid de là-bas à la condition qu'il  y fasse  un froid  d'une grande intensité.

Sa compagne au loin le suivait. Elle était accompagnée de ses enfants,  de ses parents, de ses amis, de tous ces prénoms,  et  j'en passe et tous les sans noms, bien sûr.

C'était trop loin là -bas , il n'y avait plus de mots pour le rejoindre.

d'ailleurs voulait-il qu'on le rejoigne?

Loup_2    LOUP3            

Ses seuls compagnons du jour étaient ces rudes bons chiens  taillés pour le grand Nord.

L'homme un jour disparut de l'esprit des gens. Il était trop loin , trop près de son arc en ciel. Il avait mis des milliers de kilomètres de distance entre le monde et lui.
On perdit sa trace. Tous les souffles se retinrent, la neige avait couvert ses pas, on ne l'entendait plus.

Alors la femme se rangea dans son atelier. Elle appela les couleurs et les énergies

réparatrices de la vie. Le ciel et la terre se réunifièrent et parlèrent à nouveau de sérénité.  Essaie_2_loup_5

L'homme là- bas n'avait pas peur. La femme le savait. IL était entouré de ses amis et des esprits des lieux. De grandes forces l'habitaient.

Alors les loups sont apparus. D'abord un, puis un autre. De grands et beaux loups qui se montrent si peu à l'homme. Ils vinrent parler de leur tendresse à eux, et de la lutte des jours. 

 

DSC03144          Essaie_2_loup_3

Ils sont venus et ont posé leurs beaux yeux intelligents sur l'homme.

Ils étaient encore là quand l'oiseau de métal est venu chercher l'homme et ses chiens pour l'emmener ailleurs. Il était écrit que c'était le territoire des loups et des caribous et qu'aucun homme ne viendrait chercher son trésor aux pieds de cet arc en ciel qui devait rester ignoré de tous. Ils lui donnèrent juste de l'étoffe scintillante de froid.

L 'homme , heureux, reparti, dans son engin de métal avec cette étoffe d' arc en ciel autour du cou pour sa compagne,  pour ses enfants,  ses parents et pour tous ses amis . Il était accompagné de l'appel des loups qu'il entend  parfois lorsque l'autre monde s'assoupit et qui lui parle , à lui seul, de ce grand, de ce magnifique Grand Nord Canadien.

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Posté par fabien docet à 14:37 - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
05 mai 2008

pour me lancer

Bonjour à vous.

 

Je sais que quelques amis me debusqueront vite aussi je vous dis tout de suite" bonjour"

 

Voyez comme on y va sur  un blog tendance artistique. Mais qui dit artistique ne denie en rien l'humain, ses doutes, ses avancées tout autant que ses reculements . Non parfois, il  le transpose, d'autre fois il le considère, souvent il l'interroge, et parfois le rencontre .Je ne crois en rien que cet humain soit parfait, mais bien  que parfois il rencontre ces moments"parfaits", rares, irréversibles  tant le déclin le suit vite.

 

Je les nomme, des instants de grâce.

 

Ces moments  on ne les rencontre que parce qu'on va vers eux ,doué, si possible de toute la générosité d'un moment qui oublie où il est, quand il est. Il est. C'est tout ! Pour prendre un crayon, je pose un sac. Alors voilà,je vais finir cette mise en bouche en empruntant le chemin le plus simple que je connaisse, celui d'aller à votre rencontre et de vous proposer petit à petit de découvrir cette féérie que je rencontre lorsque je peins , que j'ecris et que je dessine.Car pour la quêteuse que je suis, il y a toujours quelque chose à trouver de beau de narratif, lié à notre vie d'Homme , de Femme,d'Enfant  au fort lien avec la nature.

 

Avez vous remarquez sur les images données par quelques grands ethnologues combien l'humain se confond avec son univers? Avez vous observé la beauté plastique de certains peuples. et combien ils s'adaptent dans leur monde?  Et cette perfection donnée aux choses et aux etres que nous comprenons le moins et dont nous disons "mais qu'est-ce que c'est beau!" .

 

qu'est ce qui nous aveugle de ne plus nous aimer aimer et de ne plus nous comprendre? Ne sommes nous pas des enfants de l'univers?

 

 

Bon après ce petit échauffement bien necessaire pour aller vers vous , je vous donne juste une idée de ce que cela pourra etre, après.

 

Et cela commencera forcement par "Il était une fois" A bientôt

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Posté par fabien docet à 17:41 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


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