26 mai 2008

Esquisse es Quiss

Il était une fois, encore! il était une fois, une belle une magnifique, une merveilleuse expérience de vie.

Il s'agit de la rencontre de quatre énergies créatrices. Quatre, que dis-je! Si elles n'étaient que quatre ! Énergie plastique, picturale, chorégraphique, musicale, et les autres...

Il était une fois, une rencontre de plusieurs êtres, dans l'univers concentré de la danse. Rien n'était défini, rien n'était dit. Seulement chacun avec sa part mise en action par la danse, uniquement par la danse. La vie entière s'est mise à danser.

Il a fallu des heures de travail, de rencontre, de tâtonnement, de choix. Merci aux jeunes danseurs de vos heures d'assiduité, parfois vos vacances complètes, pour atteindre ce rivage enchanteresque et si ephèmère qu'est le temps d'une danse.

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Voiçi les toiles choisies par eux.

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       Tournent les corps tourne le crayon, à la recherche de ce temps de danse et de chorégraphie. Tourne la pensée  tourne le crayon, pour avancer  au fil du temps. Tournent les danseurs, passent les musiques. Le temps est intérieur.Les heures sont à l'effort .L'effort à l'inscription.

La fatigue entre et pousse les vieux réflexes. Tournent les corps, se vide la pensée, la fatigue vient , et chasse la retenue. Enfin la brise se lève.

Les mots doucement se déposent: empreintes, trace, forme, dessin. Les notions,les appuis, les verbes, les matières, la lumière. Les couleurs, la projection, les lumières.

ESQUISSE ES QUISS

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L'écriture d'un dessin rapporté.

Tourne, tourne le crayon. Tournent tournent les heures dans le cadran des corps qui s'oublient.

A la rencontre de ces jeunes corps qui traversent l'espace et le temps, se posent et se transposent en des poses parfaites, en des moments coulés en d'autres temps, vers d'autres lieux. Ceux de la transformation. Ceux de la transfiguration.

Tourner, chercher le verbe et le sens,et créer sa phrase. Mots clés, mots dangereux, mots de l'oubli, de la reception, de la perception.

Souffle respiré, tourné, delacé avec le fil de la pensée. Ne pas s'arrêter surtout.

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Le crayon descend, profond. Souffle retenu au dessus de la feuille ,le temps se dénoue. Dans le chaudron de la pensée, tournent emmêlées les mots, les gestes, les pensées en un fil nouveau, transformé, transfiguré. L'heure est à l'excercice, au pas qui se cherche, à la posture qui s'improvise pour s'oser dans le vide.

Tourne, tourne, tourne.

"Porteuse de son  Nom" entre dans la danse

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  SENSATIONS.    EMPREINTES.   

-  mousse  -   lumières  -  étrange  -  tons    - ambiance  -  matières  .

Bruits frôlés, la mousse empreinte du poids léger du corps qu'il traverse, qui n'ose en core se faire porteur.

L'Être  -L'unique.

L'ombre se dérobe, se vole en éclat du passé résolu par le zoom. Empreinte bleue, jaune, lunaire, extra Or et se repend de son temps de passage par un bruit de sucions.   

Frôlements de pas, feutrements du sol foulé et de l'air qui glisse entre les alvéoles des poumons gonflés. L'air se fond au sol et s'ancre en un arbre de vie.

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"Porteuse de son nom" se dévêt  .

De son apparat, de son présent, de son passé, et son ombre au sol . Comme l'empreinte de ce qu'elle était

Vulnérabilité. Dévêtue de ses certitudes. Sa vulnérabilité s'inscrit dans l'ourlet de ses déchirures.

Fossé, remblais. Ton empreinte disparait de la terre dans un bruit  de sucions.

Te voilà immobile.

Le souffle revient sur le temps qui se passe. Un pas, un autre. Le grand souffle du temps agite les  feuillages dorés des ramages.

Terre, délivre moi de tes entrailles que je vole vers ces elfes de lumière et de vivacité. Regarde celle-là! Elle prend ses airs de chrysalide. Elle se défend, se défait, se dénoue, se déshabille de toi, de nous.

Chut, écoute le vent qui frôle, le vent qui glisse, le vent qui crisse.

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Regarde -  Regarde l'enfant née  -  Regarde l'enfant fragile à l'ébauche de ton ressenti.  -Regarde l'ebauche de son pas de danse  .                                                                                       

Où va -t-elle?

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La main cherche encore l'appui de l'air. Elle cherche à se poser sur l'étoffe de l'ombre qui saura la retenir.

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Elle s'essaie, elle  se  cherche , se retient;

Et puis, CHUUUUUUUUUU.....et puis... La voilà,  qui arrive à grand fracas!

LA VOILA  -  L' ÉNERGIE

qui l'agite  -  la propulse  -  la dessaisie , de toi - de moi.

Elle nous prend !

nous envole  -  nous défait  -  nous délie -  nous transporte.

Elle entre partout, par ici, et par là !      De toute part- de tout côté!

Elle te prend, elle t'agite elle te vêt.

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ELLE T'HABITE  -  ELLE EST TOI !      CHUUUUUUUt

CHUT. Regarde. Tu peux enfin ouvrir tes yeux. Chut, regarde, le monde bouge

CHuuuu ....chotement.

l'énergie tout doucement se pose, s'apaise, se calme et apaise l'être. Tout reprend place, dans le calme dans le repos d'un soir.

C'est la fin.

La main se penche et recueille.

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De ce jour, de cette agitation qui nous poussa les uns vers les autres. D'un équilibre à l'autre.

Le bras retenu, la jambe posée. Le pied en suspend - La taille entrelacée -Le corps couché  - La dernière courbe.

Chuut!

C'est la fin.

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Le rideau se baisse, l'ombre descend dans le glissement des choses qui se ferment. Bonne nuit. Bonne journée. Bonne fin. Le monde s'endort sur un pied, dans la chaude odeur de ses plumes duveteuses.

CHUT!

C'ÉTAIT  " ESQUISSE ES QUISS "

Posté par fabien docet à 10:13 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]


25 mai 2008

les loups

Il était une fois , des loups.

Il était une fois, parce que parfois, il est impossible de dire autrement. Il était une fois un homme qui marchait quelque part dans le Grand Nord, dans le froid du Grand Nord Canadien. Il était une fois un homme parti à la recherche de son trésor personnel qu'on ne trouve habituellement qu'aux pieds des arcs en ciel.

Cet homme était certain de le trouver dans le  grand froid de là-bas à la condition qu'il  y fasse  un froid  d'une grande intensité.

Sa compagne au loin le suivait. Elle était accompagnée de ses enfants,  de ses parents, de ses amis, de tous ces prénoms,  et  j'en passe et tous les sans noms, bien sûr.

C'était trop loin là -bas , il n'y avait plus de mots pour le rejoindre.

d'ailleurs voulait-il qu'on le rejoigne?

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Ses seuls compagnons du jour étaient ces rudes bons chiens  taillés pour le grand Nord.

L'homme un jour disparut de l'esprit des gens. Il était trop loin , trop près de son arc en ciel. Il avait mis des milliers de kilomètres de distance entre le monde et lui.
On perdit sa trace. Tous les souffles se retinrent, la neige avait couvert ses pas, on ne l'entendait plus.

Alors la femme se rangea dans son atelier. Elle appela les couleurs et les énergies

réparatrices de la vie. Le ciel et la terre se réunifièrent et parlèrent à nouveau de sérénité.  Essaie_2_loup_5

L'homme là- bas n'avait pas peur. La femme le savait. IL était entouré de ses amis et des esprits des lieux. De grandes forces l'habitaient.

Alors les loups sont apparus. D'abord un, puis un autre. De grands et beaux loups qui se montrent si peu à l'homme. Ils vinrent parler de leur tendresse à eux, et de la lutte des jours. 

 

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Ils sont venus et ont posé leurs beaux yeux intelligents sur l'homme.

Ils étaient encore là quand l'oiseau de métal est venu chercher l'homme et ses chiens pour l'emmener ailleurs. Il était écrit que c'était le territoire des loups et des caribous et qu'aucun homme ne viendrait chercher son trésor aux pieds de cet arc en ciel qui devait rester ignoré de tous. Ils lui donnèrent juste de l'étoffe scintillante de froid.

L 'homme , heureux, reparti, dans son engin de métal avec cette étoffe d' arc en ciel autour du cou pour sa compagne,  pour ses enfants,  ses parents et pour tous ses amis . Il était accompagné de l'appel des loups qu'il entend  parfois lorsque l'autre monde s'assoupit et qui lui parle , à lui seul, de ce grand, de ce magnifique Grand Nord Canadien.

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Posté par fabien docet à 14:37 - Commentaires [1] - Rétroliens [0]
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